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Maison individuelle contemporaine avec jardin paysager, candidate à un projet d'extension en région lyonnaise
Article · Budget & agrandissement

Extension de maison : ce que cache vraiment le prix au m² en 2026.

11 min de lecture

Deux agrandissements de trente mètres carrés, dans la même rue, peuvent afficher des budgets sans rapport. Voici ce qui se cache derrière un ratio au mètre carré, et comment construire un chiffrage qui tienne jusqu'à la fin du chantier.

001En résumé

Le prix au mètre carré d'une extension de maison n'est pas un tarif de marché : c'est un résultat, obtenu en divisant le coût total du chantier par la surface créée. En 2026, six paramètres expliquent l'essentiel de sa variation — le mode constructif, la géométrie du volume, la nature du sol et des fondations, la qualité du raccord à la maison existante, le niveau de finitions et les contraintes d'accès du site. À cela s'ajoutent des postes que peu de propriétaires anticipent : études réglementaires, dépose de l'existant, mise à niveau des réseaux de la maison, harmonisation des façades, reprise des abords, fiscalité de la surface créée et assurances. Un budget d'agrandissement fiable se construit donc en trois temps : vérifier ce que le PLU autorise, faire chiffrer plusieurs entreprises sur un dossier de plans identique, puis ajouter la ligne des postes annexes et une marge d'aléas. Comparer deux ratios au mètre carré sans leur descriptif de prestations n'a aucun sens.

C'est la première question posée dans presque tous les premiers rendez-vous : combien coûte un agrandissement au mètre carré ? La question est légitime, la réponse chiffrée unique n'existe pas. Non pas par prudence commerciale, mais parce qu'une extension est un ouvrage greffé sur un bâtiment existant, dont l'état, le sol et l'implantation commandent une bonne moitié du budget.

Cet article démonte le ratio pièce par pièce. Il détaille ce qui le fait monter, ce qui le fait descendre, les postes qui n'apparaissent dans aucun devis d'entreprise, et la séquence de chiffrage que j'applique sur les projets d'extension à Lyon et en Rhône-Alpes. L'objectif : qu'au moment de signer, vous sachiez exactement ce que vous achetez.

Lire un ratio

Ce qu'un prix au mètre carré dit et ne dit pas.

Un ratio au mètre carré est une opération arithmétique, pas une grille tarifaire. On prend le montant total dépensé sur un chantier et on le divise par la surface créée. Le nombre obtenu ne vaut donc que pour ce chantier-là, avec son sol, sa maison d'origine, ses finitions et sa saison de réalisation. Le transposer tel quel à un autre projet revient à comparer deux trajets au kilomètre sans regarder la route.

Première conséquence, contre-intuitive : les petites extensions affichent presque toujours un ratio plus élevé. L'installation de chantier, l'amenée et le repli des engins, le terrassement, les études réglementaires et les frais administratifs sont des coûts fixes. Répartis sur quinze mètres carrés, ils pèsent lourd ; répartis sur quarante, ils s'effacent. C'est la raison pour laquelle agrandir un peu plus revient souvent proportionnellement moins cher, et pourquoi je pose toujours la question du dimensionnement avant celle du budget.

Deuxième conséquence : un ratio n'a de valeur qu'accompagné du descriptif auquel il correspond. Un même nombre peut recouvrir un volume brut hors d'eau hors d'air, sans sol ni peinture, ou une pièce livrée finie, chauffée et équipée. Avant de comparer deux propositions, il faut donc comparer deux listes de prestations — exercice impossible sans un descriptif écrit, ce qui explique l'importance du dossier de consultation évoqué plus bas.

Le contexte 2026 ajoute enfin sa part de variabilité. La tension sur la main-d'œuvre qualifiée reste forte dans le bassin lyonnais, les délais d'approvisionnement de certaines menuiseries demeurent longs, et les exigences de performance thermique s'appliquent désormais à une part croissante des surfaces créées. Trois facteurs qui écartent encore un peu plus le haut et le bas de la fourchette.

  • Sur quelle surface divise-t-on ?

    Surface de plancher, surface habitable ou emprise au sol ne donnent pas le même dénominateur. Un ratio calculé sur l'emprise paraîtra toujours plus flatteur que le même chantier ramené à la surface habitable.

  • Jusqu'où va la prestation ?

    Hors d'eau hors d'air, second œuvre inclus, ou clé en main avec sols, peintures et équipements. Trois périmètres différents, trois ratios sans rapport entre eux.

  • Qu'y a-t-il hors chantier ?

    Conception, études réglementaires, fiscalité de la surface créée et assurances sortent presque toujours du devis d'entreprise. Ce sont pourtant des dépenses obligatoires du projet.

Les variables

Les six moteurs du budget d'une extension

À surface créée identique, ce sont ces six paramètres qui expliquent l'essentiel de l'écart entre deux projets voisins. Les identifier tôt permet d'arbitrer pendant qu'il en est encore temps, c'est-à-dire avant que les plans ne soient figés.

  • 01

    Le mode constructif

    Ossature bois préfabriquée, maçonnerie de parpaing, brique monomur, structure mixte ou véranda en profilés aluminium : c'est le premier écart de budget, et il se répercute aussi sur la durée du chantier et sur l'épaisseur des murs.

  • 02

    La géométrie du volume

    Une extension compacte et rectangulaire coûte nettement moins au mètre carré qu'un volume en L, à angles multiples ou à toiture complexe. Chaque décrochement ajoute de la structure, de l'étanchéité et des heures de main-d'œuvre.

  • 03

    L'infrastructure

    Plots béton, semelles filantes, vide sanitaire ventilé, radier ou reprise en sous-œuvre : la solution de fondation dépend du sol et de la pente, et elle se décide après l'étude géotechnique, jamais avant.

  • 04

    Le raccord à l'existant

    Ouvrir une baie dans un mur porteur, aligner deux planchers de niveaux différents, prolonger une toiture ou traiter une jonction en pignon : le point de couture entre l'ancien et le neuf concentre les surcoûts techniques.

  • 05

    Le niveau de finitions

    Menuiseries, vitrages, revêtements de sol, cuisine ou salle d'eau créée dans l'extension, domotique et chauffage : à volume strictement identique, l'écart entre une finition standard et une finition haut de gamme reste considérable.

  • 06

    Les contraintes du site

    Accès camion, absence d'aire de stockage, mitoyenneté, jardin en cœur d'îlot, secteur protégé imposant des matériaux précis : en tissu urbain lyonnais dense, la logistique de chantier pèse réellement sur le devis.

Maison de plain-pied avec garage et jardin, configuration favorable à une extension horizontale
Le premier arbitrage

Agrandir au sol ou surélever ?

L'extension de plain-pied reste, dans la grande majorité des cas, la solution la plus économique au mètre carré. Elle se construit à côté de la maison, sans immobiliser la toiture ni solliciter la structure existante. Le chantier se déroule en parallèle de la vie quotidienne, ce qui évite un relogement temporaire et les coûts indirects qui vont avec.

La surélévation, elle, cumule plusieurs surcoûts structurels. Elle impose une étude préalable pour vérifier que les fondations et les murs porteurs peuvent reprendre les charges ajoutées, et débouche parfois sur un renforcement en sous-œuvre. Elle exige des moyens de levage, la dépose complète de la couverture, une mise hors d'eau provisoire pendant les travaux, et une reprise intégrale de l'étanchéité et de l'isolation de toiture. À surface créée équivalente, l'écart avec une extension horizontale est systématique, et il se compte en dizaines de pour cent.

Pourquoi surélever, alors ? Parce que le terrain ne laisse pas le choix. Emprise au sol déjà consommée, coefficient de pleine terre à respecter, parcelle étroite en tissu urbain, jardin que l'on ne veut pas sacrifier : dans les communes denses de la Métropole, la surélévation est souvent la seule voie pour gagner de la surface habitable. Elle offre aussi une qualité que l'extension au sol ne procure jamais : la lumière et la vue d'un étage supplémentaire.

Cet arbitrage se tranche à l'esquisse, avant tout chiffrage. C'est précisément la méthode détaillée sur la page dessinateur extension maison à Lyon, avec les partis pris de raccord architectural et leur incidence sur le budget.

Villa contemporaine à terrasse bois et pergola, illustrant une extension à ossature bois assumée
Mode constructif

Ossature bois ou maçonnerie, le vrai critère n'est pas le prix.

L'ossature bois représente désormais une part importante des extensions construites en région lyonnaise. Ses atouts sont concrets : préfabrication en atelier, donc chantier court et nuisances réduites ; performance thermique élevée à faible épaisseur de mur, ce qui restitue de la surface habitable sur une petite emprise ; poids réduit, argument décisif en surélévation, puisque la charge ajoutée sur la structure existante devient supportable sans renforcement lourd.

La maçonnerie traditionnelle — parpaing, brique — conserve de son côté la continuité de comportement avec la maison existante. Deux matériaux identiques travaillent, se dilatent et vieillissent de la même manière, ce qui limite les désordres à la jonction. Elle facilite aussi l'acceptation du projet dans les secteurs où les prescriptions d'aspect sont strictes, notamment aux abords des monuments protégés de la Presqu'île, du Vieux Lyon ou de la Croix-Rousse.

Sur le seul plan budgétaire, l'écart entre les deux solutions est moins net qu'on l'imagine : ce que la maçonnerie gagne parfois sur le poste matériaux, l'ossature bois le récupère sur la durée du chantier et sur la simplicité de mise en œuvre. Le vrai critère de choix est donc ailleurs — cohérence architecturale, poids admissible, calendrier, contraintes d'aspect imposées par le document d'urbanisme.

En secteur protégé, vérifiez les prescriptions de matériaux et de teintes avant d'arrêter le mode constructif. Un bardage refusé en cours d'instruction, c'est un projet à redessiner et un budget à reconstruire.

Ce qui ne se voit pas

Le sol, les fondations et les réseaux

C'est la partie du chantier que personne ne verra jamais, et c'est celle qui réserve les écarts de budget les plus brutaux. Une extension ne se pose pas sur le terrain : elle s'y ancre, selon ce que le sol supporte réellement. Les sols argileux, très présents dans plusieurs secteurs de l'agglomération lyonnaise, gonflent et se rétractent au fil des saisons ; s'ils ne sont pas traités correctement, la fissuration apparaît à la jonction entre le bâti neuf et l'ancien, là où elle est la plus visible.

L'étude géotechnique tranche cette question. Elle indique la profondeur d'ancrage, le type de fondation à retenir et les éventuelles précautions de drainage. Elle représente une dépense supplémentaire au démarrage, mais elle est sans commune mesure avec le coût d'une reprise en sous-œuvre trois ans après la réception. Sur ce point, je ne connais aucun cas où l'économie initiale ait été rentable.

Les réseaux constituent le second poste invisible. Le coût de raccordement dépend moins de la nature des travaux que de la distance à parcourir et de ce qu'il faut traverser pour y arriver. Faire passer une évacuation sous une terrasse carrelée récente, ou tirer une alimentation depuis un tableau situé à l'autre extrémité de la maison, transforme une ligne anodine du devis en poste significatif. Ces points se repèrent au relevé, avant le dessin — c'est l'un des objets de l'étude de faisabilité.

  • L'étude géotechnique

    Obligatoire à la vente d'un terrain constructible en zone d'exposition au retrait-gonflement des argiles, elle reste vivement conseillée partout ailleurs. Elle détermine le type de fondation et évite la fissuration différentielle entre l'extension neuve et la maison existante.

  • La profondeur hors gel

    Sur les coteaux et les communes d'altitude autour de Lyon, la profondeur d'ancrage augmente, et avec elle le volume de terrassement, de béton et d'évacuation des terres. Deux terrains distants de quelques kilomètres peuvent donner des devis très différents.

  • Le terrain en pente

    Une pente impose un mur de soutènement, un vide sanitaire rattrapant le dénivelé, ou une implantation en gradins. C'est l'un des rares paramètres capables de faire basculer un budget d'extension à lui seul.

  • Le raccordement aux réseaux

    Eau, électricité, évacuations : le coût dépend presque entièrement de la distance entre l'extension et les points de raccordement existants, et de ce qu'il faut traverser — terrasse, allée bétonnée, massif planté.

  • L'assainissement

    Créer une pièce d'eau dans l'extension peut imposer une reprise du réseau intérieur, voire un redimensionnement du dispositif d'assainissement non collectif dans les communes qui ne sont pas raccordées au tout-à-l'égout.

Comparaison avant et après d'une pièce, du gros œuvre brut à l'espace de vie fini
Angles morts

Les postes qui font déraper un budget pourtant bien préparé.

Sur les dossiers que j'accompagne, l'essentiel des écarts entre le budget annoncé au départ et la dépense finale ne vient pas d'imprévus structurels. Il vient de lignes parfaitement prévisibles, simplement absentes du devis de l'entreprise de gros œuvre — parce qu'elles ne relèvent pas de son lot.

  • 01

    Les études techniques réglementaires

    Étude de sol, étude de structure quand on touche au porteur, étude thermique dès que la surface créée dépasse le seuil réglementaire : ce sont des prestations distinctes du chantier, rarement intégrées dans un devis d'entreprise générale.

  • 02

    La dépose et la démolition

    Abattre une véranda vieillissante, déposer une toiture, casser une dalle extérieure, évacuer les gravats en déchetterie professionnelle : un poste systématiquement sous-estimé, facturé au mètre carré traité et à la benne.

  • 03

    La mise à niveau de l'existant

    Tableau électrique saturé, chaudière sous-dimensionnée pour le volume ajouté, réseau d'eau chaude à prolonger. L'extension révèle les limites de la maison actuelle, et la mise en conformité arrive presque toujours en cours de chantier.

  • 04

    L'harmonisation des façades

    Un enduit neuf ne vieillit pas comme un enduit posé quinze ans plus tôt. Reprendre l'ensemble des façades pour obtenir une teinte homogène est souvent la seule solution acceptable esthétiquement — et elle se chiffre au mètre carré de façade.

  • 05

    Les abords et le raccord paysager

    Terrasse à prolonger, cheminement à recréer, pelouse détruite par les engins, clôture déposée pour laisser passer la grue. Ce poste ferme le chantier et se retrouve rarement dans le budget initial du propriétaire.

  • 06

    La fiscalité et les assurances

    Taxe d'aménagement calculée sur la surface taxable créée, éventuelle taxe d'archéologie préventive, révision de la valeur locative cadastrale, assurance dommages-ouvrage indexée sur le montant des travaux : des lignes obligatoires, pas des options.

007Conception & urbanisme

Le volet administratif dans le budget

Avant la première benne de terrassement, un projet d'extension demande une conception et une autorisation d'urbanisme. La procédure applicable dépend de la surface créée et de la zone du document local : en zone urbaine couverte par un PLU, un agrandissement de faible surface relève de la déclaration préalable, tandis qu'au-delà du seuil réglementaire le permis de construire devient obligatoire. Le détail de cet arbitrage est traité dans l'article déclaration préalable ou permis de construire.

Un point échappe souvent aux propriétaires : le seuil au-delà duquel le recours à un architecte s'impose s'apprécie sur la surface de plancher totale après travaux, maison existante comprise, et non sur la seule surface ajoutée. Une maison déjà proche du seuil peut donc basculer avec une extension modeste. Cette vérification se fait au tout début du projet, parce qu'elle change le montage du dossier — et pas seulement son coût.

Sur la conception elle-même, deux logiques coexistent. Certaines missions sont facturées en pourcentage du montant des travaux : plus le chantier est cher, plus les honoraires montent, y compris quand la complexité du dessin reste identique. D'autres, comme les miennes, reposent sur un forfait connu à l'avance, calé sur le contenu du dossier et non sur la valeur du chantier. Sur une extension, l'écart entre les deux approches est loin d'être anecdotique, et il se lit directement dans le budget global.

Reste la fiscalité. La taxe d'aménagement se calcule sur la surface taxable créée, à partir d'une valeur forfaitaire annuelle et des taux votés par la commune et le département. Elle est due après l'obtention de l'autorisation, souvent plusieurs mois après la fin du chantier — un décalage qui surprend, alors même que le montant était connu dès le dépôt du dossier.

Cas concrets

Trois configurations, trois économies différentes

Ces trois familles de projets couvrent la quasi-totalité des demandes d'agrandissement que je reçois. Elles n'engagent ni les mêmes corps d'état, ni les mêmes postes dominants — donc pas les mêmes ratios au mètre carré.

  • Façade d'une maison contemporaine à enduit clair prolongée par une extension maçonnée en continuité de volume

    Extension en continuité

    Prolongement maçonné

    Le volume neuf reprend la géométrie, la pente de toiture et la teinte d'enduit de la maison. C'est la solution la plus lisible pour un service instructeur, et la plus économique au mètre carré dès que la surface dépasse une vingtaine de mètres carrés, parce que les corps d'état restent identiques à ceux de l'existant.

  • Rendu 3D d'une maison de plain-pied avec extension contemporaine à toiture terrasse et large baie vitrée

    Extension en rupture

    Volume contemporain assumé

    Toiture terrasse, bardage bois, grandes baies : le contraste est revendiqué plutôt que dissimulé. Le mètre carré est plus cher, à cause de l'étanchéité de toiture et des menuiseries de grandes dimensions, mais l'apport de lumière et la valeur d'usage justifient souvent l'écart.

  • Transformation d'un ancien volume brut en pièce de vie lumineuse avec mezzanine, avant et après travaux

    Surface existante reconquise

    Volume déjà bâti transformé

    Garage, grange, comble perdu, dépendance accolée : la structure et la toiture sont déjà là. Le coût au mètre carré tombe fortement puisqu'on ne finance ni fondations ni gros œuvre, mais l'isolation, l'apport de lumière et la création d'ouvertures deviennent les postes dominants.

Méthode

Chiffrer une extension en six étapes

C'est la séquence que j'applique sur chaque projet d'agrandissement. Elle ne supprime pas les aléas, mais elle supprime les mauvaises surprises évitables — celles qui viennent d'une étape sautée plutôt que du chantier lui-même.

  1. 01

    Fixer la surface utile réelle

    Pas la surface rêvée : celle qui répond au besoin. Une chambre supplémentaire, un séjour agrandi et une pièce d'eau ne demandent pas la même emprise. Chaque mètre carré ajouté au programme se paie deux fois, en construction puis en entretien.

  2. 02

    Vérifier ce que le PLU autorise

    Emprise au sol résiduelle, hauteur, reculs, aspect extérieur, coefficient de pleine terre. Un budget bâti sur un volume non conforme est un budget à refaire entièrement. Cette vérification précède toujours le chiffrage.

  3. 03

    Arbitrer le mode constructif

    Ossature bois, maçonnerie ou reconquête d'un volume existant. Cet arbitrage se prend au regard du site, du calendrier et des contraintes d'aspect, avant de solliciter la moindre entreprise.

  4. 04

    Faire chiffrer sur un dossier identique

    Des plans cotés, des coupes et un descriptif de prestations permettent à trois entreprises de répondre sur la même base. Sans ce socle commun, comparer deux devis d'agrandissement relève de la devinette.

  5. 05

    Ajouter la ligne des postes annexes

    Études réglementaires, dépose, harmonisation, abords, fiscalité, assurances. Cette ligne n'apparaît dans aucun devis d'entreprise et représente pourtant une part significative de la dépense finale.

  6. 06

    Provisionner une marge d'aléas

    Réserver une part du budget pour l'imprévu structurel — un plancher plus fatigué que prévu, une canalisation découverte au terrassement. Un chantier sur l'existant réserve toujours au moins une surprise.

Les étapes deux et quatre sont celles que l'on saute le plus souvent, et ce sont celles qui coûtent le plus cher à rattraper. Vérifier les règles du PLU applicables à une maison individuelle puis faire chiffrer sur un dossier commun transforme une intention en projet finançable.

Optimisation

Cinq leviers pour faire baisser le coût au mètre carré.

Aucun de ces leviers ne consiste à rogner sur la qualité. Ils consistent à retirer de la complexité, à mettre les entreprises en concurrence sur une base honnête et à décider tôt plutôt que tard. Ce sont les seules économies qui ne se paient pas plus tard.

Le dossier de consultation reste le plus efficace des cinq. Un dossier de consultation des entreprises complet fige les prestations attendues, rend les devis réellement comparables et ferme la porte aux avenants improvisés en cours de chantier.

  • 01

    Simplifier la géométrie avant de réduire la surface

    Un volume compact et régulier, avec une toiture à une seule pente et un minimum d'angles, fait davantage baisser le coût au mètre carré que le retrait de quelques mètres carrés à un plan biscornu. On garde la surface utile, on supprime la complexité.

  • 02

    Grouper les percements dans le mur porteur

    Chaque ouverture créée dans un mur existant demande un linteau, un étaiement et une reprise de charge. Regrouper les baies sur une seule travée divise le nombre d'interventions structurelles pour un résultat lumineux équivalent.

  • 03

    Consulter sur un dossier DCE complet

    Un dossier de consultation des entreprises précis met les artisans en concurrence réelle, poste par poste, et évite les avenants en cours de chantier. C'est l'investissement de conception dont le retour est le plus rapidement mesurable.

  • 04

    Interroger l'alternative de la restructuration

    Avant d'agrandir, vérifier ce qu'une redistribution intérieure rendrait possible. Beaucoup de maisons contiennent déjà les mètres carrés recherchés, immobilisés dans un couloir, un garage attenant ou des combles perdus.

  • 05

    Consulter hors période de tension

    Les entreprises du bassin lyonnais saturent au printemps. Lancer la consultation en fin d'année, pour un démarrage décalé, améliore sensiblement la qualité des réponses reçues et la marge de négociation.

Questions

Les réponses aux questions de budget.

Si votre question n'est pas ici, décrivez-moi la maison et la surface visée — je vous dis en quelques minutes ce qui, dans votre cas, pèsera le plus sur le budget.

Poser ma question
Pourquoi le prix au m² d'une extension varie-t-il autant en 2026 ?

Parce que le ratio au mètre carré n'est pas un tarif, mais le résultat d'une division : le coût total du chantier rapporté à la surface créée. Le mode constructif, la nature du sol, la complexité du raccord à l'existant, le niveau de finitions et les contraintes d'accès du site font varier ce total du simple au double, à surface strictement identique. Un ratio n'a de sens qu'accompagné du descriptif de prestations auquel il correspond.

Pourquoi une petite extension coûte-t-elle plus cher au mètre carré ?

Parce que les postes fixes ne se divisent pas. Installation de chantier, terrassement, amenée d'engins, études réglementaires, raccordements et frais administratifs sont sensiblement les mêmes pour une extension de quinze mètres carrés que pour une extension de quarante. Répartis sur une petite surface, ils font mécaniquement grimper le ratio, ce qui explique qu'agrandir un peu plus coûte souvent proportionnellement moins.

Une surélévation revient-elle plus cher qu'une extension de plain-pied ?

Oui, dans la très grande majorité des cas. La surélévation impose une étude de structure préalable, souvent un renforcement des fondations et des murs porteurs existants, des moyens de levage, la dépose de la toiture et une mise hors d'eau provisoire. Elle s'impose néanmoins lorsque l'emprise au sol autorisée par le PLU est épuisée ou que la parcelle est trop étroite, ce qui est fréquent dans les tissus lyonnais denses.

L'ossature bois est-elle moins chère que la maçonnerie ?

Pas systématiquement. Sur des projets standards, l'écart de coût matériaux joue plutôt en faveur de la maçonnerie, tandis que l'ossature bois se rattrape sur la durée de chantier grâce à la préfabrication en atelier. Le vrai critère de choix est ailleurs : cohérence architecturale avec la maison existante et acceptabilité en secteur protégé d'un côté, rapidité d'exécution et performance thermique à faible épaisseur de mur de l'autre.

Faut-il une déclaration préalable ou un permis de construire pour une extension ?

Tout dépend de la surface créée et de la zone. En zone urbaine couverte par un PLU, une extension de faible surface relève de la déclaration préalable ; au-delà du seuil réglementaire, le permis de construire devient obligatoire. Attention également au seuil de surface de plancher totale au-delà duquel le recours à un architecte s'impose, seuil qui s'apprécie sur l'ensemble maison plus extension, et non sur la seule surface ajoutée.

Quels postes échappent le plus souvent au budget initial ?

Les études réglementaires, la dépose de l'existant, la mise à niveau électrique ou de chauffage de la maison, l'harmonisation des façades, la reprise des abords après passage des engins, la taxe d'aménagement et l'assurance dommages-ouvrage. Aucun d'eux ne figure dans un devis d'entreprise de gros œuvre, et leur cumul explique l'essentiel des dérives constatées entre le budget annoncé et la dépense réelle.

À quel moment fiabiliser le budget d'une extension ?

Dès l'étude de faisabilité, avant tout dessin définitif. Vérifier l'emprise au sol restante, la hauteur admise, les reculs et les prescriptions d'aspect permet de savoir ce qui est constructible, donc chiffrable. C'est exactement ce que couvre l'étude gratuite sous 48h que je réalise avant de lancer la conception, sans engagement ni acompte.

Pour aller plus loin

Un budget d'agrandissement ne se fiabilise pas en cherchant le bon ratio : il se fiabilise en sachant ce que le terrain autorise, ce que la maison existante impose et ce que le programme exige vraiment. Pour entrer dans le détail de la prestation, consultez extension maison prix m2 2026 côté extensions et agrandissements, ou le guide du permis de construire pour une extension à Lyon.

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